Musées et art

"Princess Dream", Mikhail Alexandrovich Vrubel - description de la peinture


Princesse rêvant - Mikhail Alexandrovich Vrubel. 750 x 1400 cm

La poésie et le théâtre ont toujours été des sources d'inspiration pour les peintres. Les émotions fortes se manifestent plus clairement sur la scène, le monde intérieur et le caractère des gens sont mieux visibles.

Impressionné par la pièce "Princess Dreams" d'Edmond Rostan, qui raconte un amour romantique et tragique, Mikhail Vrubel peint ce tableau. Le troubadour Joffrey Rüdel, après avoir entendu parler de la belle princesse Melisande, tombe amoureux d'elle et va vers elle sur le bateau, emmenant avec lui son fidèle ami Bertrand. Mais en chemin, il est dépassé par une maladie grave. Réalisant qu'il n'attend peut-être pas une rencontre avec sa bien-aimée, il sort un luth et chante sa bien-aimée, et rêve qu'il soit près de lui.

Aube. Une légère brume rose cendré fond lentement, révélant le ciel azur, des éclairs dorés et ensoleillés jouent dans le ciel. Un vent frais remplit les voiles du navire.

Le prince mourant est allongé sur le pont, couvert d'un manteau. Cheveux brun foncé encadrant un visage maigre avec une vague. De longs doigts minces doigter tranquillement les cordes d'un luth, une chanson douce résonne en silence. Un regard triste se tourne vers le ciel, le jeune homme rêve d'une belle jeune fille se penchant sur lui.

Penchée sur le côté du voilier, elle écoute la musique envoûtée. De grands yeux bleus sur un beau visage pâle regardent Rudel avec tendresse et anxiété. Les premiers rayons du soleil aux reflets dorés reposent sur des cheveux bruns épais, décorés d'une couronne de lys blancs.

Une robe légère et légère des nuances fumé-lilas, bleu azur, rose argenté plane dans l'air, soulignant la belle ligne du cou et des épaules. Les pierres précieuses sur la garniture dorée scintillent doucement avec la turquoise. Un autre lis blanc comme neige, symbole de pureté et d'innocence, qu'elle tient dans ses mains.

Le seul point lumineux de l'image est le chevalier Bertrand. Il se tient avec confiance et calme au mât, appuyé sur une longue épée. Le regard des yeux stricts et maussades est tourné vers l'intérieur. Comme si des langues de flamme orange vif et des couleurs écarlates d'une tunique flottaient au vent. Des étincelles bleu glacial froides jouent sur une plaque d'acier.

La dualité de l'image inhérente aux œuvres du maître: Melisenda, personnifiant l'amour idéal, sublime, et le véritable amour terrestre, dont Bertrand est devenu l'incarnation.

Vous ne remarquez pas immédiatement les marins debout silencieusement sur le côté. L'artiste les peint avec des couleurs calmes brun rougeâtre et gris-beige, grâce auxquelles leurs figures se confondent presque avec la coque en bois du navire.

La chanson se terminera, la princesse fondra et seul le rêve chéri d'un rêve de pipe restera. Le soleil se lève, le navire se précipite vers le rivage, et seul l'espoir soutient le jeune homme, le remplissant de l'attente d'une rencontre rapprochée, et même de la foi, promettant le bonheur dans une autre vie surnaturelle. Et encore une fois, la vie offre un choix difficile entre l'amour spirituel céleste ou le vivant, rationnel.

Écrit pour l'ouverture de l'exposition Nizhny Novgorod, la toile a suscité de nombreuses critiques négatives, mais après quelques années, incarnée dans la céramique, elle a orné la façade de l'hôtel Metropol.

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