Musées et art

«Bacchus», Léonard de Vinci - description du tableau

«Bacchus», Léonard de Vinci - description du tableau

Bacchus - Léonard de Vinci. 177 x 115 cm

De tous les chefs-d'œuvre de Léonard de Vinci, ce tableau, peint à la fin de son œuvre, est le plus ambigu. Qu'est-ce qui a poussé le maître à changer le plan original et à donner au personnage biblique les traits d'un ancien dieu?

Le grand maître a choisi son élève bien-aimé, Salai, comme modèle, c'est peut-être pourquoi l'image s'est avérée si humaine et chaleureuse?

Un jeune homme séduisant est assis tranquillement au pied d'un petit rocher, les jambes croisées, et se tourna vers le spectateur. Un manteau de fourrure tacheté jeté sur son bras et couvrant à peine son corps descend au sol.

Dans sa main gauche, il tient un long bâton en bois - un thyrse et une brosse de raisins mûrs, attributs du dieu de la vinification. Mais le geste de pointage de la main droite est exactement le même que celui de Jean-Baptiste dans les images traditionnelles, et le bâton fait partie intégrante de l'image du saint.

La faible lumière diffuse représente sa silhouette mince et athlétique, ses jambes musclées, ses épaules fortes. Mais en même temps, quelque chose de féminin est ressenti en eux, même choyé. Peut-être des contours trop lisses du corps, des lignes douces des genoux et des mains? Des traits indistincts de tons de peau chauds se remplaçant les uns des autres de corps doux à des contours légèrement dorés et légèrement flous donnent vie à l'image, la rendent tangible et volumineuse.

Un sourire léger et mystérieux illumine le jeune visage, et les plus petites transitions du clair-obscur confèrent à ses traits une volatilité insaisissable. Grâce aux ombres brunes, les beaux yeux sombres deviennent plus profonds et plus expressifs. Un regard attentif dans lequel tromperie et une question-invitation silencieuse transparaissent.

Des boucles épaisses de cheveux cuivrés foncés, jouant avec des étincelles dorées, reposent sur les épaules, ombrageant la couleur de peau chaude. La tête est décorée d'une couronne de lierre vert - un autre symbole de l'ancien dieu. Les feuilles de l'herbe poussant sous les pieds, la verdure sombre et les troncs d'arbres solides sur un rocher gris-brun ont été soigneusement écrites.

Un arrière-plan habilement peint donne la profondeur de l'image. Le grand italien utilise des couleurs gris-verdâtre et olive-sable pour atténuer le paysage. À travers la brume grise fumée, les contours de hautes montagnes et une large rivière apparaissent, un ciel bleu peut être vu entre les nuages. Et encore une fois, le symbole chrétien du désir de Dieu est un cerf couché sur l'herbe.

Une image inspirée qui véhicule un monde intérieur complexe, riche en émotions, attire les spectateurs vers ce chef-d'œuvre de Léonard de Vinci, forçant un long regard sur les détails, essayant de percer les secrets de cette image.

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