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Forest Lake, Lars Herterwig - description de la peinture

Forest Lake, Lars Herterwig - description de la peinture

Lac Forest - Lars Herterwig.

Ce n'est probablement pas en vain que de nombreux psychologues pensent que le génie et la schizophrénie sont des phénomènes du même ordre. Au moins, en regardant le travail de l'artiste norvégien, qui souffrait de troubles mentaux, on ne peut que reconnaître sa vision et ses capacités uniques.

«Forest Lake», à première vue, apparaît comme un paysage tout à fait ordinaire, représentant les environs de la ville de Stavanger, où il a passé la majeure partie de son martyre.

Mais il suffit de regarder attentivement comment se révèle une certaine divergence entre les objets réels et le monde imaginaire dans lequel l'esprit de l'artiste résidait.

L'œuvre se distingue par une clarté étonnante et même une image graphique, rappelant quelque peu le «petit hollandais» par sa précision magistrale des détails, même les plus petits. Mais ce paysage est un mélange clair de vraie forêt et de rochers sur la rive du lac avec des objets fantastiques générés par le cerveau malade du maître. Il semble qu'il ait vu deux mondes à la fois - le nôtre, réel pour la plupart des gens, et le sien. Ce dernier semblait recouvrir le paysage habituel sous la forme d'un mince film transparent, le modifiant subtilement, le rendant fabuleux et inhabituel.

La peinture révèle l'habileté incontestable et l'énorme cadeau pittoresque de Herterwig. Sur la toile, volumétrique, espace profond, l'air est magistralement transféré. Même les objets irréalistes semblent assez matériels, il suffit de faire attention à un nuage qui descend inhabituellement sur le lac sous la forme de brouillard ou d'une crête de montagne suspendue dans l'air en arrière-plan. C'est un paysage incroyable qui peut être vu pendant des heures, découvrir de nouveaux détails et s'émerveiller de l'excellent travail du maître avec la couleur et la lumière. On se demande: créerait-il quelque chose comme ça sans la maladie, ou écrirait-il simplement toute sa vie banale et paysages ennuyeux? Probablement pas. Sa vie aurait pu être bien meilleure, mais le monde aurait alors perdu un étonnant «artiste du monde».

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